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La Tunisie a la chance de réunir trois grands domaines naturels qui peuvent être à la base d’un tourisme écologique, comprenant un grand nombre de milieux et de paysages très riches quant à leur biodiversité et l’intérêt écologique et récréatif qu’ils représentent :

La sauvegarde du patrimoine naturel national mais aussi l’intérêt économique à long terme bien compris (maintien du potentiel de la ressource) exigent que la politique d’aménagement touristique implique une stratégie de conservation de la biodiversité.


TOURISME ECOLOGIQUE ET LITTORAL : UN NOUVEAU PRODUIT BALNEAIRE
Le mono-produit touristique et la publicité qui va avec, ont contribué à diffuser une image stéréotypée du littoral tunisien réduit à ses fonctions balnéaires ; or, le parcours du littoral tunisien montre au contraire une grande diversité et une différenciation de ses côtes, notamment entre la façade Nord et la façade orientale.
La façade Nord, qui va de l’Algérie jusqu’à la pointe Nord-Est de la péninsule du Cap Bon, se caractérise par des conditions naturelles souvent difficiles, mais elle montre des paysages naturels des plus pittoresques et d’une beauté parfois exceptionnelle. La côte est encadrée par des reliefs relativement importants et accidentés et par une mer souvent profonde et agitée, en raison d’une exposition aux vents de secteur Nord.
La façade orientale est au contraire encadrée par une topographie faible et une mer peu profonde, bien abritée des vents, aux eaux peu agitées. Le tracé de la côte, structuré autour des deux grands golfes d’Hammamet et de Gabès, comprend un certain nombre de caps (Cap d’Afrique, Ras Kaboudia...), de presqu’îles (Jorf, Zarzis), de baies, de criques (Monastir, Bou Grara), mais il est nettement moins découpé que celui de la côte Nord avec une morphologie bien aérée dans l’ensemble.


TOURISME ECOLOGIQUE ET BIODIVERSITE : UN PRODUIT DE DECOUVERTE

 

TOURISME ECOLOGIQUE ET PATRIMOINE HISTORIQUE
La pratique archéologique est souvent le parent pauvre des politiques de protection, à plus forte raison lorsqu’elle doit s’appliquer au sein d’espaces naturels dans une politique globale logiquement dominée par la préoccupation environnementale.
Or, l’exemple tunisien montre avec évidence que ce patrimoine légué par l’histoire constitue un point fort d’une politique d’aménagement intégré, il constitue par ailleurs une base irremplaçable d’un autre type de développement touristique.
Du fait de sa position au sein de la Méditerranée, la Tunisie, au carrefour des civilisations, ne peut qu’avoir une grande richesse quant aux vestiges de son histoire. Si on se limite au littoral, les richesses sont les suivantes :

 

CONCLUSION
La diversité biologique, les forêts, le désert, les plages et l’eau constituent un patrimoine exceptionnel en Tunisie : ils constituent de fait une spécificité des territoires et leur qualité est un élément d’attractivité certaine.
La protection et la gestion de ce patrimoine nécessitent une attention particulière de l’ensemble des partenaires dans le tourisme. Les orientations suivantes apparaissent devoir être retenues :

  1. améliorer la connaissance de ce patrimoine et de son fonctionnement et préserver une capacité d’expertise susceptible de prendre en compte les spécificités des zones où le tourisme écologique va se développer ,
  2. développer le réseau d’espaces naturels protégés et gérés (parcs nationaux, parcs naturels régionaux, réserves naturelles) ,
  3. introduire à un degré réellement plus élevé des critères liés à l’espace et à sa protection dans la répartition ou l’octroi d’aides de l’Etat ,
  4. encourager dans les politiques sectorielles les pratiques respectueuses de l’envi-ronnement permettant notamment de préserver les zones humides les prairies et les forêts.